Historical Art and Culture StudiesDeath, Funerary Practices, and MourningHistorical Studies and Socio-cultural Analysis

Hélène Lobir

2026.4.16REVUE DU NORD

DOI: 10.3917/rdn.452.0058

Abstract

Cette contribution met en exergue une activité économique lilloise des xvii e et xviii e  siècles, ignorée par beaucoup. Il s’agit de la dernière grande manufacture lilloise de tapisserie créée et dirigée à partir de 1700 par un Flamand, « Français d’adoption » : Guillaume Werniers. Son maître, Jean de Melter, doyen de la corporation bruxelloise des tapissiers, s’est installé à Lille dans les années 1688-1690. Guillaume bénéficia d’un logis lillois lui permettant de perfectionner son apprentissage de tapissier. Il épousa la fille de De Melter et devint le seul tapissier lillois dont les Tenières et autres tableaux tissés ont été vendus en France et en Europe, auprès de cette population privilégiée de bourgeois, nobles et aristocrates durant tout le xviii e  siècle jusqu’à l’effondrement de l’Ancien Régime. À sa mort en 1738, sa seconde épouse, Catherine Ghuys, devenue veuve, a repris la tête de l’entreprise jusqu’à son propre décès en 1778. Cet article offre un aperçu de leurs réalisations aux thématiques en vigueur à l’époque : tapisserie d’histoire, religieuse, et surtout Tenières, ces tapisseries représentant des scènes de la vie quotidienne, dont David Teniers Le Jeune (1610/1690) demeure le grand inspirateur et G. Werniers le talentueux interprète entre art flamand et art français..

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LOBIR, Hélène. Les tapisseries de la manufacture werniers conservées dans les musées de lille. REVUE DU NORD, 2026, n° 452(1): 57–83.