French Urban and Social StudiesContemporary art, education, critiqueCultural Identity and Heritage

Émilie Bonnard

2026.4.24SOCIETES

DOI: 10.3917/soc.170.0067

Abstract

L’étude de l’évolution de la place des Fontaines de Montauban, sur plus de 200 ans, a pointé la notion de « respirabilité » et ses imaginaires, en interrogeant la capacité des personnes à habiter ce lieu. Au XIX e  siècle, l’imaginaire sensible tourne autour de la pollution olfactive de la rivière-poubelle que la mairie recouvre pour désodoriser et assainir. Au XX e  siècle, pour accroître l’attractivité de la nouvelle place commerciale, la ville développe l’accessibilité des automobiles avec de grands axes routiers, et densifie l’habitat collectif avec des immeubles modernes en béton, provoquant la pollution de l’air qui devient irrespirable. Cette pollution crée des îlots de chaleur invivables. Au XXI e  siècle, pour attirer à nouveau des habitants, la ville développe une politique écologique qui limite l’accès des automobiles, et réhumanise la place. Dans un second temps, elle replante de la végétation pour créer une ville tempérée, respirable, où il fait bon vivre.

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BONNARD, Émilie. Transformations de la place des fontaines de montauban (XIX e -XXI e siècle): De l’olfactif au thermique, l’imaginaire et l’urbanisme de la respirabilité. SOCIETES, 2026, N° 170(4): 67–76.