North African History and LiteratureMigration and Exile StudiesMemory, Trauma, and Commemoration
DOI: 10.4000/15xsc

Abstract

Cet article propose une lecture croisée de Les Quatre Vies du saule (Shan Sa) et de Dear Chrysanthemums (Fiona Sze-Lorrain) à partir de la psychanalyse féministe, de la postmémoire et de la déconstruction. Il défend l’idée que, dans ces deux écritures de l’exil et de l’entre-langues, le traumatisme ne se laisse pas réduire à un événement surmontable : il persiste comme une répétition incarnée, une mémoire transgénérationnelle qui circule par la chair, la langue et les silences. En refusant la linéarité narrative et la clôture cathartique, les textes privilégient des structures circulaires, fragmentaires et polyphoniques où les corps féminins deviennent des archives vivantes d’histoires d’effacement et de survivance. Les dispositifs poétiques et multilingues réinscrivent ainsi le trauma dans la matérialité même du texte, faisant de l’écriture un lieu d’incarnation plutôt qu’un espace de réparation définitive.

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HUANG, Song. La chair en cercle, la mémoire en circuit: Incarnation et transmission du traumatisme dans les quatre vies du saule et dear chrysanthemums. Trans-Revista de Traductologia, 2026, 33.