Global Health Workforce IssuesRural development and sustainabilityIndigenous and Place-Based Education
DOI: 10.4103/cjrm.cjrm_87_25

Abstract

Ma première participation à la communauté internationale de la médecine rurale remonte à plusieurs années, lorsque j’ai assisté au congrès Rural Medicine Australia. Cette rencontre — organisée par l’Australian College of Rural and Remote Medicine (ACRRM) et la Rural Doctors Association of Australia (RDAA) — a marqué le début d’un travail qui a éventuellement mené au premier Sommet mondial sur la médecine généraliste rurale, puis à d’autres rencontres internationales rassemblant les généralistes ruraux. Ces expériences m’ont rapidement montré l’importance des collaborations internationales: partager ce que nous apprenons, confronter nos approches et tirer parti des forces de différents systèmes de santé pour mieux soutenir la pratique rurale. Cet automne, j’ai donc été particulièrement heureux d’accompagner la présidente désignée de la SMRC, la Dre Sarah Giles, en Australie afin de signer officiellement un protocole d’entente entre la SMRC et la RDAA établissant une adhésion réciproque. Grâce à cette entente, les membres de la RDAA pourront maintenant accéder aux avantages de la SMRC, et nos membres pourront bénéficier des ressources, du soutien et des formations offertes par la RDAA. Cette collaboration renforce nos liens internationaux et élargit les possibilités pour les médecins ruraux de part et d’autre du Pacifique. Parallèlement, la SMRC poursuit son travail de représentation au Canada. Au début d’octobre, autour de notre réunion du Conseil d’automne, nous avons rencontré à Ottawa plusieurs députés ainsi que des organisations nationales en santé pour avancer des priorités essentielles à la stabilisation et au renforcement de la main-d’œuvre médicale rurale. Depuis, ces échanges se poursuivent lors de rencontres virtuelles régulières. Nous avons notamment discuté à plusieurs reprises avec le cabinet du ministre fédéral de la Santé du permis d’exercice pancanadien et de la mobilité de la main-d’œuvre médicale; un dossier que nous menons en étroite collaboration avec l’Association médicale canadienne. Les progrès commencent à devenir tangibles. Nous continuons également de réclamer un financement ciblé des gouvernements fédéral et provinciaux-territoriaux pour soutenir le Programme national de formation et compétences avancées, essentiel pour permettre aux médecins ruraux d’acquérir et de maintenir les compétences élargies dont leurs communautés ont besoin. Les discussions avec les bailleurs de fonds et les ministères demeurent actives et constructives. Parallèlement, la SMRC fait avancer les composantes d’une stratégie plus large en ressources humaines en santé, sachant qu’un effectif médical rural durable nécessite une approche coordonnée de formation, de recrutement, de rétention et d’organisation des services. À l’interne, nous avons également entrepris une révision de nos règlements et de notre structure de gouvernance afin de nous assurer que nos processus décisionnels demeurent représentatifs, solides et adaptés à notre réalité — et que la SMRC dispose de bases organisationnelles durables. Les enjeux en santé rurale sont complexes mais peuvent être surmontés. Grâce à nos partenariats internationaux, à un travail de représentation soutenu et à une gouvernance organisationnelle rigoureuse, nous demeurons optimistes pour la suite. La SMRC demeure engagée à soutenir les médecins ruraux — et les communautés qu’ils desservent — afin qu’ils disposent des outils, de la reconnaissance et des ressources nécessaires pour offrir des soins de qualité.

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PARKER, G. Réactiver. Canadian Journal of Rural Medicine, 2026, 31 1(1): 6.