J. Mollier
2026.5.27Entreprises et Histoire
Abstract
Cet article a pour but de montrer comment le livre est devenu peu à peu, entre 1950 et 2000, un objet d’histoire totale. Même si le « beau » livre a longtemps été au centre des préoccupations des bibliophiles et l’œuvre des écrivains au cœur des études littéraires, l’imprimé le plus ordinaire et le plus vulgaire a fini par rejoindre ses aînés pour aider à comprendre sa diffusion et sa consommation par de larges couches de la population. Ainsi le champ s’est-il continûment élargi et les historiens, les sociologues, les juristes se sont-ils ajoutés aux premiers observateurs du livre. Après 1950 pour les XVI e -XVIII e siècles, et après 1980 pour les XIX e et XX e siècles, c’est l’étude des entreprises d’édition, maisons familiales ou groupes ramifiés, qui s’est imposée. Depuis le début du XXI e siècle, les chercheurs privilégient l’étude d’une œuvre dans sa totalité, de l’encre et du papier jusqu’à sa diffusion sur une longue période, preuve d’un constant renouvellement de cette discipline qu’est l’histoire du livre, de l’édition et de la lecture.
Citation format
MOLLIER, J. Le livre, un objet d’histoire totale. Entreprises et Histoire, 2026, n° 122(1): 90–101.