Psychology

Thomas Bénatouïl

2005Philosophie Antique

DOI: 10.4000/121tb

Résumé tlooto

The article explores the Stoic concept of virtue as a physical dimension, discussing its relationship with reason and mental strength.

Résumé

La vertu du sage stoïcien se définit non seulement par la rationalité de ses jugements mais aussi par sa force mentale, qui résulte d’une intensification de la « tension » de l’âme. Dès Zénon et sous l’influence d’Antisthène, les stoï­ciens conçoivent ces dimensions logiques et physiques de la vertu comme insé­parables, même si Cléanthe et Chrysippe analysent différemment leurs rapports. La force d’âme du sage est aussi présente au sein même de la définition stoï­cienne de la science à travers l’adjectif bebaios (« ferme »), qui désigne la résis­tance et la fiabilité du sage dans tous les domaines, mais aussi une solidité stric­tement physique. Or l’âme et la vertu sont des corps pour les stoïciens, si bien qu’ils ont probablement conçu l’acquisition de la vertu comme le résultat d’un refroidissement durcissant l’air qui compose l’âme du sage. On examine quatre problèmes posés par cette hypothèse, puis l’on montre l’originalité de la « natu­ralisation » stoïcienne de la vertu conçue comme tension permanente de l’âme.

Format de citation

BÉNATOUÏL, Thomas. Force, fermeté, froid: La dimension physique de la vertu stoïcienne. Philosophie Antique, 2005.