Philosophy, Sociology, Political TheorySeventeenth-Century Political and Philosophical ThoughtPhilosophy and Social Theory
DOI: 10.3917/pouv.196.0091

Abstract

La question de la santé mentale des gouvernants n’épuise pas la question de la folie en politique. Depuis Socrate sur l’agora d’Athènes, le question-nement philosophique a pris plus d’une fois la forme d’une critique radicale, au nom de la justice, des valeurs et des pratiques de la politique. Comme le droit occupe une place centrale dans cette critique, il est intéressant d’analyser la transformation à l’époque moderne de la thèse socratique de la priorité de la justice. Après avoir dessiné le portrait de Socrate en personnage extravagant, nous nous intéresserons à une double réfutation : qu’il n’est pas fou de réclamer une justice entre les nations (Grotius) et qu’il n’est pas déraisonnable d’obéir aux lois de l’État, contrairement à ce que prétend l’insensé de Hobbes dans le Léviathan.

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FOISNEAU, Luc. Une autre place de la folie en politique. Pouvoirs: Revue d'Etudes Constitutionnelles et Politiques, 2026, n° 196(5): 91–103.