DOI: 10.18778/1505-9065.21.15

Abstract

Dans la tradition médiévale, l’utérus était représenté comme un contenant vide fait pour être rempli par le phallus ou l’embryon. Puis, dès le milieu du XVIe siècle, André Vésale renouvelle l’illustration scientifique en présentant des vues internes naturalistes de l’appareil génital féminin. Or, certains motifs utilisés par les graveurs pour donner corps à la « matrice » ne relèvent pas de l’observation. Cet article retrace l’histoire de motifs végétaux empruntés à l’histoire de l’art et actualisés dans les premiers traités d’anatomie moderne entre le XVIe et le XVIIIe siècles. L’analyse des plantes, fleurs et coraux actualisés dans le contexte scientifique montre que le discours sous-jacent à ces images relève moins d’une idée d’infériorité biologique du féminin sur le masculin mais au contraire du pouvoir de la vie qu’ont en commun les humains et les non-humains.

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PETRELLA, Sara. Le pouvoir du végétal. sexe et corail dans l’illustration anatomique moderne. Acta Universitatis Lodziensis Folia Litteraria Romanica, 2026.