Guillossou, Greff, Mathulik, Gaubert, Louaisil, Geneau
2026.1.1Techniques - Sciences - Methodes
Abstract
Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) font partie des substances chimiques les plus étudiées ces dernières années en raison de leur présence partout sur le globe et de leur très grande stabilité dans l’environnement. Cette prise de conscience sur l’ubiquité et la dangerosité de ces polluants éternels s’est traduite par l’ajout à l’échelle européenne d’une limite de qualité dans l’eau potable fixée à 100 ng/L pour la somme de 20 PFAS. Une première étude a été réalisée en 2023 sur les ressources en eau et la principale usine de production d’eau potable du bassin rennais pour étudier la présence de ces nouveaux contaminants. Les résultats ont montré une très faible contamination des ressources en eau excepté un étang de secours. Une seconde étude menée en 2024 a confirmé la présence importante et problématique des PFAS, ainsi que dans la nappe souterraine, d’autres étangs, des rivières et des bassins d’eau pluviale. Les principaux PFAS retrouvés parmi la liste des 20 sont les molécules à chaîne courte et hydrophile, ce qui augmente leur mobilité dans l’environnement. Ce sont également des sous-produits de dégradation d’autres PFAS plus grands. L’origine des PFAS est attribuée à la présence d’anciennes décharges contenant des déchets de l’industrie automobile et des villes proches, mais également à la proximité avec l’aéroport et des casernes militaires. Une usine d’eau potable située à proximité de l’étang et alimentée par trois forages est également impactée par la présence des PFAS. Un renouvellement tous les deux mois et demi des filtres à charbon actif en grains est nécessaire pour adsorber les PFAS à chaîne courte et hydrophiles, et ainsi maintenir une concentration inférieure à la limite de qualité. Ce renouvellement très fréquent a un impact financier non négligeable et entraîne des contraintes d’exploitation importantes.
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GUILLOSSOU, et al. Présence et traitement des PFAS sur le bassin rennais. Techniques - Sciences - Methodes, 2026.