M. Pépin

2025.11.12Anthropologica

DOI: 10.18357/anthropologica67120252683

Abstract

L’image à laquelle les tags nous renvoient semble n’avoir jamais été renouvelée depuis leur apparition dans les rues de New-York. Pourtant, la pratique à l’origine de ces tags, vieille d’au moins 50 ans, a traversé les frontières territoriales et outrepassé les attentes temporelles. Son omniprésence dans notre quotidien ne manque pas de rappeler sa vigueur. En effet, les adeptes se sont multipliés et ont proliféré par-delà des mégalopoles où leur présence est banalisée. L’objectif de cet article vise à définir les liens entre cette dernière assertion et l’évolution de la structure socio-spatiale des tagueurs. À partir des entretiens et des récits issus d’une observation-participante effectuée durant deux ans (2018-2020) au sein d’un groupe de tagueurs à Paris et ailleurs en France métropolitaine, deux formes de relations se répondent: celle des tagueurs avec le territoire, et celle du territoire avec les phénomènes de globalisation. Les résultats obtenus soutiennent l’idée selon laquelle les mutations territoriales globalisées reconfigurent l’espace social des tagueurs. Dès lors, en admettant que les tagueurs demeurent confinés dans leur structure originelle, de laquelle une « communauté imaginée » s’est forgée, une forme actualisée de la communauté est révélée.

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PÉPIN, M. De la territorialisation à la globalisation: La pratique du tag en mouvement. Anthropologica, 2025.