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Adélaïde Gregorio Fins

2018.5.31Carnets

DOI: 10.4000/carnets.2563

Abstract

Nous questionnerons la langue creole ainsi que les passeurs de creolite – Frantz Fanon, Aime Cesaire, Edouard Glissant, Leopold Senghor, Achille Mbembe et Patrick Chamoiseau – pour savoir dans quelle mesure la litterature peut aider les subjectivites humaines a liberer leur pouvoir createur. Cette analyse nous permettra d’interroger le role de la voix/voie de l’ecrivain et sa force de resistance. Nous essaierons ainsi d’analyser les differents points de rencontre de la langue avec l’ethique et le politique pour dire et exprimer la violence produite par l’esclavage et la colonisation.Edouard Glissant evoque dans Le discours antillais (1997) la necessite de revenir a la langue creole, ou plus exactement, a une voix francaise creolisee. De la l’elaboration d’une Poetique de la Relation, qui est egalement une ethique de la proximite, articulee autour du concept de « Tout-Monde » ou s’expriment les tensions du multilinguisme et le passage infini entre l’identite et la difference.

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FINS, Adélaïde Gregorio. Créolité et voix de résistance chez édouard glissant. Carnets, 2018.