M. Cacouault-Bitaud
2001.3.1Travail Genre et Societes
Abstract
Lorsque des femmes commencent a exercer une profession superieure, des discours depreciatifs sont tenus. Ils visent les professionnelles et l’activite, qui subiraient une devalorisation. La meme reaction est observable quand les effectifs feminins augmentent ou depassent ceux des hommes. Une analyse qui prend en compte des representations et des donnees d’enquete, qui integre la dimension de la comparaison entre les epoques, les professions et les sexes, permet de saisir les enjeux d’un discours recurrent. On distingue ce qui releve de strategies pour eliminer la concurrence et ce qui renvoie a des evolutions d’ordre social et institutionnel. Certaines apparaissent comme problematiques, mais le processus de feminisation n’est pas en cause. Par ailleurs, les femmes n’occupent pas, dans l’ensemble, les positions les plus valorisees et les moins exposees. Le poste detenu, la specialite, le mode d’exercice, qui impliquent plus ou moins de disponibilite pour la sphere privee, seraient aujourd’hui des lignes de partage. Les situations et les choix concrets des femmes et des hommes sur le lieu de travail et dans la famille, sont-ils susceptibles de questionner les divisions et les hierarchies traditionnelles ?
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CACOUAULT-BITAUD, M. La feminisation d'une profession est-elle le signe d'une baisse de prestige ? Travail Genre et Societes, 2001: 91–115.