M. Bensoussan, B. Laufer
1984.2.1JOURNAL OF RESEARCH IN READING
tlooto Summary
This 1984 study found that context helps with lexical guessing only for 24% of words and that 'preconceived notions' are a more significant factor than context, leading to errors in guessing unfamiliar vocabulary.
Abstract
No one really knows to what extent students use context in guessing the meaning of new words. Some teachers of advanced learners of EFL (English as a foreign language) prefer to expose students to new words in context, hoping students will acquire the vocabulary through contextual clues; whereas others explicitly teach and drill vocabulary. The present study asks whether some types of words are more easily guessed than others, and also whether better students use context more effectively than weaker students do in guessing unknown words. Most importantly, to what extent does context help in guessing, if at all? Sixty first-year students were given a list of 70 words to translate into the mother tongue. A week later, each student was given a copy of the same word list but with the addition of a text containing all the words. An analysis of student answering patterns showed that context helped lexical guessing in only 13 per cent of the responses for only 24 per cent of the words. Word guessability was shown to be less a function of using the context than of applying‘preconceived notions'. Most frequent errors were with polysemes, morphological troublemakers, idioms and synophones. Although more proficient students knew more words than less proficient students, they were not able to use context more effectively. RESUME Deviner le vocabulaire en contexte: jusqu'a quel point est-ce gue les etudiants emploient du contexte en devinant le sens des mots? Nul ne sait effectivement jusqu'a quel point les etudiants se servent du contexte pour deviner le sens des mots qu'ils rencontrent pour la premiere fois. A I'egard des etudiants avances dans l'acquisition de l'anglais comme langue erangere, certains professeurs font apprendre le vocabulaire d'une maniere explicite et formelle, tandis que d'autres professeurs preferent presenter des mots nouveaux dans un contexte, en esperant que le vocabulaire sera appris a partir des indices contextuels. Cette etude s'occupe des questions suivantes: 1 le contexte. Jusqu'a quel point le contexte peut-il aider a faire des conjectures relatives au lexique? 2 la‘devinabilite’d'un mot. Jusqu'a quel point existe-t-il des mots (ou des categories de mots) qu'on peut deviner plus vite en contexte que d'autres? 3 le niveau de l'etudiant. Jusqu'a quel point les etudiants experimentes (i.e., de‘bons’etudiants selon l'echelle de comprehension du lexique EFL) sont-ils plus efficaces dans l'emploi due contexte pour deviner des mots peu familiers que les etudiants peu competents (les lecteurs‘faibles’du EFL). On a demandea 60 enfants en premiere annee d'etude de traduire une liste de 70 mots dans leur langue maternelle. Une semaine plus tard, on a donnea chaque etudiant la meme liste de mots, a laquelle on avait ajoute un texte comportant tous les mots. Une analyse des erreurs faites par les etudiants a montre que le contexte n'a aidea effectuer des conjectures sur le lexique que pour 24 pour cent des mots, ce qui n'a pas contribuea faciliter reellement la comprehension de la lecture. Pour le 76 pour cent des mots qui restent, le contexte etait peu efficace, soit parce que les signes n'existaient pas, soit parce que les etudiants ne pouvaient pas en profiter. La‘devinabilite’des mots s'est presentee en premier lieu comme l'attribution a un mot ou une phrase d'‘idees preconques'souvent mal fondees et n'ayant pas de sens dans le contexte correspondent. Par ordre de frequence decroissante, les cinq facteurs intervenant pour deviner les mots sur la base d'‘idees preconcues’etaient: le mauvais choix du sens d'un polyseme, la traduction inexacte d'une rebelle morphologique, la traduction inexacte d'un mot idiomatique, la confusion avec un homophone, la confusion avec un mot apparente. La ou les‘idees preconques’n'ont pas aide l'etudiant nous avons remarque qu'il a essaye d'employer des indices contextuels pour deviner—mais, en general, sans grand succes. Pour ce qui concerne le niveau des etudiants, dans ce travail, la competence individuelle ne s'est pas montree susceptible d'influencer la capacite de deviner des mots peu familiers. Tous les etudiants qu'ils fussent mauvais, moyens et bons ont mis en pratique la meme strategie: passer sous silence les mots inconnus, employer les‘idees preconcues', se hasarder des conjectures extremes et, en dernier ressort, employer des indices morphologiques et contextuels. II apparait que, meme si de meilleurs etudiants possedent d'amblee un vocabulaire plus large, ils ne devinent pas de mots differemment ni plus souvent que des etudiants de niveau inferieur. Les principales conclusions a tirer de ces resultats semblent les suivants: 1. Confier au hasard ou aux etudiants eux-memes l'apprentissage du vocabulaire n'est pas une solution ideale. 2. Les enseignants devraient aider les etudiants a developper leur capacite de tirer profit des indices contextuels. 3. On ne saurait la necessite d'enseigner et d'etudier directement le vocabulaire. En augmentant le nombre de mots qu'il comprend, l'etudiant dispose d'un contexte plus etendu qui lui perment de deviner avec plus de facilite le des mots inconnues. 4. Il serait opportune de prevenir les etudiants de l'existence des‘idees preconcues', pour les aider a compter moins sur ces idees trompeuses et plus sur le contexcte.
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BENSOUSSAN, M.; LAUFER, B. Lexical guessing in context in EFL reading comprehension. JOURNAL OF RESEARCH IN READING, 1984, 7: 15–32.